Les petits voyageurs


Tous les oiseaux n’émigrent pas au mauvais temps.


Beaucoup n’ont pas la chance de voyager vers les pays chauds
et doivent bien se contenter des rigueurs hivernales.


Simon, le moineau,
envie les grands vols qui lui passent au-dessus de la tête
(les oies, les grues, les cigognes).


-Et si j’essayais, se dit-il. Il me faudrait un compagnon…



Sans attendre, il convoque son ami René, le pinson.



-Bonne idée, approuve celui-ci.
Nous n’aurons qu’à suivre le prochain vol de canards sauvages…




Et voilà nos deux amis sur les traces des canards, en route vers de nouvelles aventures…



Après deux heures de vol, Simon et René sont fourbus.


-Je ne sens plus mes ailes, se plaint René.


-Arriverons-nous bientôt ? demande Simon, impatient.



Tous deux décident de casser la graine dans un jardin et de se reposer.


Les canards, eux, continuent leur route à vive allure.


-Nous sommes trop ambitieux de vouloir suivre les grands oiseaux migrateurs,
admet René.

Rejoignons sagement notre village avant que nous ne perdions notre chemin…


Ils arrivèrent à la tombée de la nuit, épuisés mais heureux d’avoir tenté ce voyage impossible
et si contents de retrouver leurs petits nids douillés.



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