LES CONTES DE LA FÉE CAMILLE
 

LES POÈMES

de la Fée Camille

(Chez les 3 Colombes)
      



 

 LE CHEVAL DE L’AMOUR

 

Dans un monde très lointain, dans une vie magique, il y eu un événement étonnant que je vais vous conter.

Un roi généreux et avide de nouveautés, recevait tous les mois les personnes de son royaume (quelques soit leur rang) à une seule condition toutefois :

Que cette personne apporte au roi un objet ou une magie nouvelle.

Ce jour là le roi s’ennuyait fermement, il n’avait rien vu de nouveau sauf des choses qu’il avait déjà vues et qui avaient été remaniées.

En dernier lieu un homme loqueteux arriva tenant par la bride un cheval rutilant.

Les gardes voulurent le repousser, mais le roi s’interposa :

- Je reçois tous les miens quels qu’ils soient, faites avancer cet homme.

L’homme s’étant approché se prosterna, puis, s’étant relevé, dit au souvenir qu’il désirait lui  offrir ce cheval contre un bien tout aussi précieux

- Très précieux dit le Roi, je ne vois là qu’un cheval comme un autre, tu te moques de moi

Mais le roi étant assez curieux des nouvelles choses se dit que cet homme ne sera pas venu pour se faire couper la tête, aussi, il approcha du cheval.

Arrivé prés du cheval il resta muet de stupeur. L’animal n’était pas vivant, c’était une sculpture animée. Ses yeux étaient d’émail, ses dents d’ivoire, ses sabots de bronze et sa robe une superbe peau tendue sur des pièces de bois et de cuir.

- C’est une merveille reconnue honnêtement le roi, mais, je ne vois pas pour moi l'intéret de l’acheter !

- Seigneur, voilà en quoi consiste la magie de ce cheval, il me transporte au gré de ma volonté

- l’homme en sautant  sur la selle, vois-tu cette montagne là-bas ? En un éclair j’y serai !

Le roi incrédule lui dit :

Pour preuve tu devras me rapporter une branche d’un des palmiers qui se trouve sur cette montagne, alors là je te croirais

A peine le roi avait –il donné cet ordre que le cavalier tourne une cheville sur l’encolure de son cheval et,  à la stupéfaction générale l’animal merveilleux s’éleva de terre, emportant si rapidement son cavalier, si haut et si vite qu’il ne fut bientôt plus qu’un point minuscule à l’horizon.

Les langues allaient bon train :

- Il ne reviendra pas Sire,

- Il s’est moqué de vous

- Taisez vous, vous êtes jaloux, attendent un peu de le revoir, si nous ne le revoyons pas, je le ferais chercher dans tout le royaume et je lui ferai couper la tête !

Les uns et les autres se dévissaient la tête pour scruter l’horizon.

Quelques minutes plus tard l’homme réapparu une palme à la main. Il se posa devant le trône du roi sans aucune secousse. Alors le souverain n’y tient plus, les yeux brillants de convoitise, il demande le prix de cette merveille.

- Seigneur, tu ne saurais l’acquérir avec de l’argent, le charme qui anime mon cheval l’interdit.
J’ai du moi-même offrir la main de ma fille à celui qui me le proposait

- Et qu’attends-tu de moi dit le roi soudain très attentif

- Pardonne ma témérité et réfléchit à la merveille que je te propose :

- Et quoi encore ? La même chose que j’ai du faire pour l’acquérir ! La main de votre fille.

 

Le souverain ne pouvait détacher son regard du cheval et ses yeux étaient pleins de convoitise !

- Rien de moins que cela fit une voix haute et claire.

C’était le prince héritier Faliz shah qui ne voyait pas sa sœur donnée en mariage à un mendiant essayait de détourner son père de cette convoitise.

- Que le grand prince héritier de ce royaume me fasse l’honneur d’essayer cette monture, qu’il juge par lui-même et donne son avis à son père.

Le prince se mit en selle  puis avant même que l’homme lui explique le maniement du cheval, il tourna la cheville de bois, comme il avait vu faire, et aussitôt, le voilà emporté dans les airs aussi vite qu’une flèche lancée par le plus habile des archer, il file vers la voûte céleste, disparaissant aux  yeux de l’assemblée.

- Misérable dit le roi, si mon fils n’est pas revenu dans 7 jours, tu en répondras de ta vie.

Là-haut sur son cheval enchanté le prince ne distingue plus les montagnes et les plaines, il fonce vers l’inconnu. IL a bien essayé de maîtriser sa monture en manipulant la cheville en sens inverse, mais sans résultat !

Après un instant d’angoisse, il a remarqué de l’autre côté de l’encolure, une cheville plus petite, il la tourne. Le cheval docilement descend,  la nuit est profonde.

En mettant pied à terre le prince se demande avec inquiétude ou se trouve t’il, On dirait la terrasse d’un palais, il descend un escalier de marbre, pas un bruit et bientôt le spectacle qu’il découvre le plonge dans le ravissement le plus complet.

Sur un lit, repose une jeune fille très belle. Il avance doucement et caresse la main de la jeune fille endormie qui doucement ouvre les yeux…

- Chut dit il ne craignez rien, et il lui explique  son étrange et involontaire visite.
Plus il lui parle, plus il la trouve ravissante, et plus elle écoute ce visiteur impromptu, plus elle le regarde, plus il lui paraît noble et gracieux.

La belle princesse fit appeler les gardes et lui fit donner une des plus belles chambres.
-Prince dit-elle, vous êtes très fatigué, vous allez passer une bonne nuit de sommeil et nous reparlerons de tout cela demain matin.

Le prince salua bien bas la princesse qui décidément le trouva fort à son goût.

Le lendemain matin le prince retrouva la princesse, fille du roi de Bengali

- Princesse commence-t-il …Et en un flot de parole passionnées, il lui déclare un amour si soudain que violent, il n’a pas dormi de la nuit, son cœur est pris, il le sent bien il le jure. Enfin emporté par sa passion il lui demande de revenir vivre avec lui dans son royaume, et d’y régner un jour sur son royaume de perse…

Elle rougit sans réponse, semble surprise de cet amour si soudain, mais elle n’a pas dormi de la nuit non plus jusqu’à l’aube elle a pensé à lui, elle pense que c’est enfin celui qu’elle attendait

Permets-moi princesse, dit il de rencontrer ton père pour lui demander son consentement.
Avant même qu’elle n’ait pu prononcer une parole il décide :

- J’irais le voir le plut tôt possible… dés aujourd’hui ! Accorde-moi cette grâce !

Et la jeune princesse accepte. Alors le prince Falize shah parle avec ferveur de son royaume, il en décrit les merveilles : le palais de marbre de son père, les trésors d’or et de pierres précieuses, il évoque la puissance du roi son père, la dévotion de son peuple. La jeune fille ouvre de grands yeux étonnés, comment une telle puissance peut être possible !

Tout à coup elle prit peur, le royaume du bengali est si petit et bien modeste en comparaison de la perse si le prince rentrant dans son pays allait l’oublier, en trouver une. Elle fit demander audience au roi son père.

 

Le roi du Bengali était un brave homme qui ne désirait que le bonheur de sa fille, mais désirait connaître mieux ce jeune homme descendu du ciel.

Sept jours pleins de bonheur et de délices durera le séjour de faliz au royaume du bengali.

Réceptions somptueuses, longues conversations avec le roi et aussi avec sa future épouse.

Au matin du septième jour il enfourcha son cheval et emporta avec lui la princesse

Sept jours, il était temps, alors que l’on conduisait le prisonnier au gibet on vit apparaître dans le ciel le prince sur son cheval, il n’était pas seul, elle le roi fut tellement ébloui pas la beauté, l’intelligence de cette jeune princesse venue d’un royaume lointain et plus petit que le sien l’adopta immédiatement et les noces eurent lieu très rapidement !

Et le vendeur du cheval me direz vous, que devient il dans tout cela ?

Le roi si content que grâce à lui son fils fut si heureux, et lui si content d’avoir pour belle fille et future reine une aussi jolie et intelligente princesse, l’invita aux festivités.

En fait cet homme était un chevalier qui un jour avait rencontré la jeune princesse au cours d’un tournoi, tous les deux étaient tombés amoureux l’un de l’autre et ils avaient trouvé se stratagème pour pouvoir se revoir et surtout faire accepter au roi qu’ils puissent convoler et enfin être réunis ! Par contre ils n’avaient pas pensé que le frère aîné allait rencontrer la femme de sa vie. Aussi l’homme demandant audience au roi arriva harnaché comme la première fois, sur un superbe cheval blanc avec autour de son bras le voile que lui avait lancé la princesse lors du tournoi.

Le roi reconnaissant le voile de sa fille la fit venir. Elle fut emplie de joie en revoyant son chevalier, et le roi voyant que ces deux la s’aimaient d’un amour sincère décida de faire un double mariage dont  tous les royaumes environnants se rappelleraient jusqu'à la troisième génération.

 

Copyright La Fée Camille






J’espère que vous avez aimé cette histoire.
Je vous fais un énorme bisou à tous Votre fée Camille.

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Les Contes et Poèmes de la Fée Camille sont sous "Copyright de La Fée Camille"

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